Fontenai et son histoire

                                                  Le lavoir

 

 

Situation de Fontenai.

 

                   Fontenai-sur-Orne a de tout temps été situé sur un axe important, axe routier qui desservait et qui dessert encore aujourd’hui le Nord Bretagne, à l’Ouest et Paris, à l’Est.

                   Autrefois cette route nationale passait plus près de l’Orne, elle traversait Bézion, arrivait aux Fresneaux par la croix Bizet, passait à l’église et poursuivait par le chemin de la croix percée. Bézion était une halte pour les voyageurs et diligences.

                   C’est sous l’époque napoléonienne que l’itinéraire changea de place pour se rapprocher de la plaine et prendre l’appellation de nationale 24 bis. Napoléon 1er souhaitait des voies rapides pour le transport des troupes, cela justifie ce transfert vers la plaine. Cette route fut terminée en 1819.

   

Patronage de l’Eglise

                   En 1200, Hadevise , dame de l’Isle, pour le repos de son âme, de celles de ses prédécesseurs, et de ses époux défunts donnait à l’Abbaye de Troarn, qui avait une filiale à Goulet, le droit de présentation à l’Eglise de Fontenai, avec les dîmes, terres et revenus attachés à cette Eglise, ainsi qu’une somme de vin que lui livrait le curé de Fontenai au temps des vendanges. Un descendant de cette dame de l’Isle, le chanoine Geoffroy d’Authie, chanoine de Lisieux, affirma ses prétentions sur l’Eglise de Fontenai et ses revenus. Un procès fut suscité en 1221 devant le Pape. Le chanoine ayant été débouté de ses prétentions, eut l’idée géniale de vendre à l’abbé de Lonlay, ces droits hypothétiques sur la paroisse. L’official de Sées, en 1243, donna raison à Troarn et pourtant accorda à Lonlay à titre de dédommagement, une rente annuelle de 4 setiers et un  muid d’Orge, mesure d’Argentan, exigible dans la paroisse de Fontenai à la Toussaint.

 

Le moulin de Fontenay.

 

                   Celui-ci qui fut le cinquième du département de l’Orne par son importance au début XXème siècle, a au moins huit cents ans d’existence.

                  

                   En 1242, un acte stipule que le moulin de Fontenay devait

s’acquitter d’une redevance au procureur prêtre des religieux du couvent des Emmurées, près de Rouen, de trois muids de blé, à raison de trois setiers par mois, mesure d’Argentan. Le muid représente un volume variant de 240 litres à 600 litres suivant les contrées. Nous imaginons que ce moulin avait été créé par les moines et qu’ils en étaient restés propriétaires et que l’exploitant devait s’acquitter d’une rente au prieuré de Rouen chaque année. A cette époque, l’exploitant n’était autre que Warin Glapion, Seigneur de Fontenay.

 

Merci à Mr Daniel BALLON , historien de la commune pour ses recherches. (Paragraphe tirée de la revue locale Le pays d’ARGENTAN).

Mars 1999-N°37-10ème année

 

 

 

 

Historique de la Commune de Fontenai sur Orne

 

 

 

 

 

 

La superficie s’étale sur 650 hectares.

La mairie fut construite en 1961.

 

 

ETYMOLOGIE

 

 

 

Fontanetum : Ce nom était porté par notre commune dans les années 1182-1201.

L' étymologie de ce nom est relativement facile à trouver,Fontenai sur le bord de l’Orne,avec de nombreuses sources,trouve les racines de son nom dans fontaine ou source, traduction latine.

En 1400,c’est devenu Fonteney, cela s’est transformé en Fontenay en 1790, puis Fontenai-sur-Orne en 1808 jusqu’à nos jours.

 

Fontenai s’appelait Fontanetum de 1182 à 1201, Fontenez en 1400, Fontenay en 1790, Fontenai en 1808.

Il y avait 174 habitants en 1807.

Fontenai faisait parti du canton d’Ecouché de 1790 au thermidor en 11.

 

Le bourg s’est formé autour de la fontaine du lavoir. C’est cette fontaine qui a donné le nom à Fontenai.

 

                             Le moulin de Fontenai en 2012

                     

Le château de Fontenai date du 18ème siècle.

L’église a été construite au 13ème siècle.

Le logis du marais construit sous Louis XIII.

 

La Baronnie, au logis St Vincent est toute voisine de l’île est une construction du temps de Louis XIII, si l’on en juge par le porte d’entrée.

Le château borde la rue du village. Le bâtiment isole à gauche passe pour avoir été habité par Marguerite de Lorraine duchesse d’Alençon. A droite est une source jamais tarie, qui s’écoule vers la fontaine du bourg et donne une eau ayant les mêmes qualités que celle de Vittel, autrefois les mamans y venaient puiser pour couper le lait de leurs enfants atteints de diarrhée.

Construit sans doute par le Marescot, le château échut à Louis Stanislas, marquis du Marescot, ensuite à sa fille la comtesse de Ertu, acquis par un marchand de biens, il fut revendu en 1877 à Félix Chauvière.

 

Manoir de Bézion (Bernard Terré) : Le bâtiment est au moins du 15ème siècle. La chapelle est aujourd’hui une cave, on ne connait pas le saint patron, en 1703. Elle avait pour titulaire un clerc d’Argentan, faute d’entretien, elle fut interdite en 1728.

 

Eglise : Le presbytère enceint d’une muraille flanquée de tours à la manière d’une forteresse avoisine l’église bâtie sur une petite place plantée d’arbres qui fut autrefois le cimetière. Elle est entièrement du XIIIème siècle. A la façade sud, un cadran solaire daté de 1627, un autre donne les indications de la latitude et de la longitude locales.



                L’Eglise en gros plan avec le presbytère sur le Côté gauche

                                                 Cadran solaire

L’autel principal est en bois sculpté, appliqué à un retable de pierre. Deux colonnes rondes à un chapiteau corinthien servent de cadre à un manteau royal qui remplace un tableau donné par E. Macery eu en 1812

L’autel avec ses deux colonnes.

La légende : Ste Radegonde épouse de Clotaire 1er Roi de Soissons, s’était enfuie vers Poitiers. Le roi avait lancé des cavaliers à sa recherche, elle allait être rejoindre quand elle aperçut dans la campagne, un paysan qui semait du grain. Elle s’avança vers lui, son ardente prière suscita un miracle, l’avoine fut aussitôt assez haute pour cacher Radegonde au regard de ses poursuivants. Selon la tradition locale, le fait se serait passé à Fontenai même, dans le champ des Fresneaux.

Statue de Sainte Radegonde  

 

Merci à Nadège Paumier pour les paragraphes ci-dessus, tirés de ses quelques recherche qu’elle avait fait quant elle était collégienne à Argentan.